BUJUMBURA, 13 avr (ABP) – Le ministre de la Communication et des Médias, M. Frédéric Nahimana (photo), a effectué vendredi 12 avril 2019 à Bujumbura, une visite auprès de deux organes de presse audiovisuelle qui émettent sur le sol burundais, notamment la chainée de télévision chrétienne « Héritage TV » (HTV) et la radio Buja FM. Il a indiqué à cette occasion que sa descente sur terrain a trois objectifs, à savoir la manière dont ces médias opèrent, les défis qu’ils rencontrent et certains conseils avant de transmettre le message du gouvernement sur la communication de développement.

Ces médias visités ont évoqué, parmi les défis, les frais d’exploitation exigés par l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT) de 2500 dollars américains par an qui ne leur facilitent pas du tout la tâche. Cette somme est même imposée à HTV alors cette télévision est un medium volontaire qui ne travaille pas pour gagner des intérêts. A ce propos, M. Nahimana a fait savoir qu’il va s’entretenir d’abord avec l’ARCT avant de donner de la lumière à cette question. Bien au contraire, pour la radio Buja FM, elle a signé un contrat commercial avec l’ARCT, ce qui fait qu’elle doit faire le maximum possible pour honorer ses engagements.

A la question de savoir la date précise de livraison de la carte de presse qui est depuis un certain temps en cours de confection, M. Nahimana a fait savoir que c’est pour ce mois d’avril en cours. Il a profité de cette occasion pour demander aux journalistes qui ne sont pas encore en ordre de se presser car, a-t-il dit, personne ne va travailler sans cette carte.

Au moment où le Burundi approche une période importante des élections de 2020, le ministre a rappelé que la mission des journalistes est tout à fait différente de celle des hommes politiques, raison pour laquelle les journalistes doivent se séparer des politiciens, car n’ayant pas les mêmes objectifs. Pour ce faire, les journalistes doivent livrer des messages d’apaisement, étant donné que pendant cette période, il y aura beaucoup de rumeurs, auxquelles ils devront démentir. M. Nahimana aimerait aussi qu’au cours de cette période, les journalistes émettent des messages bien vérifiés, afin d’éviter des dérapages ayant caractérisé les années antérieures.

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