BUJUMBURA, 10 nov (ABP) – Le chef de l’Etat burundais, M. Pierre Nkurunziza (photo), a procédé, le 9 novembre 2018, à l’ouverture officielle de l’année académique 2018-2019 de l’Institut supérieur des cadres militaires (ISCAM).

Les cérémonies se sont déroulées en présence de quelques membres du gouvernement, du parlement, du corps diplomatique accrédité à Bujumbura et du haut commandement de la Force de défense nationale (FDNB). Cette journée a coïncidé avec la remise des diplômes aux officiers lauréats de la 43ème promotion et l’incorporation définitive des candidats officiers de la 48ème promotion.

Créé en 1975, l’ISCAM en est à la 48ème promotion des officiers.

Dans son discours de circonstance, le président Nkurunziza a fait remarquer que l’ISCAM, en tant que centre de rayonnement intellectuel de la FDNB, doit continuer à dispenser une formation tant académique que militaire de qualité afin de donner naissance à des cadres qualifiés, compétents et disciplinés pour le Burundi et la sous- région. Il a félicité les lauréats de la 42ème promotion de l’ISCAM et leur a souhaité pleins succès dans l’exercice de leur métier. Il les a exhortés à respecter leurs aînés, en n’hésitant jamais à demander des éclaircissements chaque fois que de besoin. Il leur a rappelé qu’au cours de leur cursus académique, ils ont pu acquérir beaucoup de connaissances dans différents domaines qui, a-t-il estimé, doivent être fusionnés avec l’intelligence, ce qui leur permettra de bien discerner le bien et le mal durant leur cheminement professionnel.

Pierre Nkurunziza (12 ème à partir de la gauche) avec les lauréats de la 43ème promotion de l’ISCAM.

Le chef de l’Etat a souhaité la bienvenue à la promotion définitivement incorporée et a fait signifier à ses lauréats qu’ils ont devant eux un parcours d’un combattant. « Seules la sagesse et l’obéissance doivent les caractériser pour parcourir ce long chemin », a-t-il mentionné.

Il a apprécié le fait que des innovations ne cessent d’être faites à l’ISCAM, citant à titre d’exemple le projet « Ewe Burundi urambaye » visant la promotion de l’environnement par la plantation des arbres, le nombre de filles qui ne cesse d’augmenter, et les activités culturelles qui jadis n’étaient pas habituées à cet institut mais qui actuellement commencent à rayonner.

Le colonel Gaspard Baratuza, commandant de l’ISCAM a, pour sa part, fait savoir que l’armée burundaise a pour principale mission de défendre l’intégrité du territoire, de l’indépendance et du patrimoine national. Par conséquent, a-t-il ajouté, il faut des chefs militaires dignes d’accomplir cette noble mission. C’est ainsi, a-t-il poursuivi, que l’ISCAM a reçu la mission de dispenser aux candidats officiers une formation militaire de base jusqu’au niveau du chef de peloton et une formation académique de niveau bachelier, selon les besoins du commandement.

Dressant le bilan de l’année écoulée qui, a-t-il jugé, a été « couronnée de succès », le colonel Baratuza a tracé un tableau riche en couleurs, ciblant notamment la 17ème session du Stage de recyclage des officiers (SRO) qui a eu un taux de réussite de 100% et que les lauréats de cette session sont en train de suivre un stage d’entrainement Commando à Gitega.

Sur le plan académique, il a indiqué que le taux de réussite est évalué à 98 % pour les officiers nationaux et ressortissants des autres pays membres de l’EAC étudiants à l’ISCAM. Il a signalé que d’autres activités ont été faites et ont connu des succès. Cependant, tout n’est pas du tout rose, a signifié le colonel Baratuza, qui a fait savoir qu’au cours de l’année écoulée, des défis empêchant d’optimiser les résultats ont été enregistrés. Il a cité un manque criant de moyens de transport pour les officiers encadreurs qui sont sollicités avant et au-delà des heures de services dans le cadre de l’esprit d’encadrement de proximité des candidats officiers, le manque de réseau internet à haut débit et un parc informatique vétuste. Il a également évoqué le manque d’un gymnase pour le conditionnement physique, le manque d’une bibliothèque actualisée pour permettre aux étudiants de s’adapter aux progrès scientifiques mondiaux de l’ère et l’absence d’un laboratoire moderne pour les étudiants en science et les chercheurs. Le commandant de l’ISCAM n’a pas manqué de mentionner l’état de la rivière Mpimba qui menace le pont se trouvant tout près de cet institut et les habitations environnantes, d’où il a demandé une intervention dans les plus brefs délais.

A tous ces défis, le secrétaire permanent au ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants (MDNAC), le Général de brigade Aloys Ndayikengurukiye, a fait savoir que des solutions satisfaisantes peuvent être y apportés, sauf le cas du pont qui dépasse qui nécessite l’intervention au plus haut niveau.

Précisons en outre que cette année académique a été ouverte sous le thème « La FDNB : Une armée professionnelle, responsable de la protection du patrimoine national, gage du développement durable pour notre pays ».

Similar Posts

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *