BUJUMBURA, 22 fév (ABP) – Les prévisions météorologiques mars-avril-mai (MAM) révèlent des précipitations normales sauf dans la région Nord-ouest où la pluviométrie sera supérieure à la normale climatologique, a déclaré, jeudi 22 février 2018 à Bujumbura, M. Augustin Ngenzirabona (photo : au micro), Directeur de l’Hydrométéorologie et de l’Aglométéorologie, à l’Institut géographique du Burundi (IGEBU). Il s’exprimait au cours d’une conférence de presse sur les prévisions saisonnières MAM, a-t-on constaté sur place.

Il a, à cette occasion, indiqué que la prévision saisonnière des pluies donne des informations sur la conformité du climat par rapport à la situation normale.

Elle va permettre de gérer les risques climatiques, et contribue, à cet effet, aux planifications socio-économique, a-t-il en outre fait remarquer.

Pour le Burundi, a-t-il ajouté, la pluviométrie saisonnière MAM 2018, correspond à la saison culturale B (Impeshi).

Les dates du début ou de la fin de la saison pluvieuse ainsi que la répartition des précipitations ont été tirées de l’analyse statistique des dernières années, 1985 et 2012, qui présentent des caractéristiques similaires à l’année en cours (2018), a-t-il poursuivi. Le début effectif de la saison pluvieuse dans tout le pays a commencé au milieu de la deuxième décade du mois de février 2018, a-t-il encore poursuivi.

Selon M. Ngenzirabona, la fin de la saison MAM 2018 se situe au cours du 1er  décade du mois de mai 2018 dans les régions de l’Imbo, Moso, Buragane et Buyogoma. Dans les régions de Bututsi, Kirimiro, Bweru et Kumoso, la fin de la saison se situe au 2è décade du mois de mai. Dans les régions de Mugamba, Buyenzi et Bugesera, la fin de la saison se situe au dernier décade du mois de mai 2018. Ngenzirabona a également fait savoir que les conditions climatiques saisonnières pourront avoir des impacts potentiels tant positifs que négatifs sur les différents secteurs socio-économiques du pays raison pour laquelle les agriculteurs sont appelés à se concerter avec le ministère de tutelle pour mieux utiliser  cette information météorologique. Le département de l’élevage devrait, quant à lui, consulter ces prévisions pour envisager une solution pour le bétail.

Etant donné que les conditions météorologiques influent fortement sur les maladies à transmission hydrique et celles véhiculées par les insectes, le ministère de la Santé publique est conseillé de consulter également les prévisions, pour assurer une protection de la population afin d’éviter les maladies épidémiques liées à des conditions météorologiques extrêmes, a-t-il conclu.

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