BUJUMBURA, 11 sept (ABP) – Le ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, M. Jean Marie Niyokindi (photo), a rencontré mardi le 10 septembre 2019, dans les locaux de ce ministère, les commerçants du ciment et du sel pour échanger sur les spéculations s’observant sur le ciment Portland produit localement par l’entreprise Burundi Cement Company (BUCECO ) ainsi que le sel préparé pour la table dans le souci de protéger les consommateurs et mettre en garde les commerçants de ces produits qui ne respectent plus la réglementation en la matière .

Le ministre Niyokindi a, à cet effet, indiqué que les différentes catégories de sel vendues au Burundi (Neelsalt, Nezo et seasalf) ont une indication TBS (Tanzania Bureau of standards) pour attester que le sel remplit les normes requises de l’EAC, c’est-à-dire que la quantité d’iode est comprise entre 30 et 60 PPM, un sel  qui est convenablement iodé.

Il a mentionné d’autres marques de sel comme chumvi Mawe, chumvi Safi, chumvi Nzuri provenant également de la Tanzanie sous forme de cristaux de sel et qui, quand elles arrivent au Burundi, subissent des transformations et reconditionnements  dans de nouveaux emballages sur lesquels sont indiqués “made in Burundi”, avec un logo d’une société tanzanienne dénommée “Umusyano”.

C’est ce type de sel qui est quotidiennement consommé par la majorité de la population burundaise malgré que son taux d’iodation soit, dans la plupart des cas, inférieur ou largement supérieur à la valeur normale exigée (30 PPM- 60 PPM), a déploré le ministre Niyokindi. D’après cette autorité, ce type de sel est dangereux pour la vie humaine du fait qu’il est à l’origine de certaines maladies comme le goitre, le surpoids et les dépressions. Ce sel peut aussi être à l’origine des troubles mentaux et de la capacité cognitive inhibée, a-t-il souligné.

Aux commerçants du sel, le ministre Niyokindi a fait savoir que cette pratique ne peut pas continuer. Ainsi, le seul sel qui peut désormais entrer au Burundi est celui qui remplit les normes et qui a été contrôlé par le TBS qui contrôle tous les produits destinés à l’exportation, a-t-il signifié.

Concernant le ciment, le ministre du Commerce a fait savoir que les prix du ciment ont sensiblement augmenté, passant 24 500 FBu le sac à 29 000 FBu, voire même 30 000 FBu, ce qui, selon lui, est anormal.

Il a appelé ces commerçants du ciment à se ressaisir pour que la spéculation sur le ciment soit bannie. A la BUCECO, il a fait un clin d’œil, expliquant que malgré que ce soit un industriel, cette société doit suivre aussi les prix du ciment et voir si les grossistes qui ont des contrats avec lui respectent la loi sur le marché et que même les détaillants ne vendent pas du ciment à des prix exorbitants.

L’assistante du directeur général du BUCECO, Mme Verra Izere, a promis que l’entreprise va désormais suivre de près tous les distributeurs agréés à la BUCECO et faire connaître au ministère la quantité du ciment produit mensuellement pour voir si elle peut satisfaire la population burundaise.

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