BUJUMBURA, 19 avr (ABP) – L’inspecteur général de la justice et porte-parole du ministère de la Justice, M. Adolphe Havyarimana (photo), appelle, les bénéficiaires de la grâce présidentielle de janvier dernier à s’atteler au travail pour se développer, développer leur famille et le pays.

A ce jour, 2 764 personnes, dont 170 femmes et 80 mineurs, ont déjà retrouvé la liberté avec la mise en application de la grâce présidentielle du 31 janvier 2018, qui prévoyait la libération de 2 000 détenus. Le nombre de bénéficiaires pourrait aller jusqu’à 3 000. Il est prévu que la commission chargée de mettre en application cette grâce termine son travail le 30 avril 2018.

D’après M. Havyarimana, il est regrettable que des personnes libérées suite aux mesures de clémence du chef de l’Etat commettent juste après des crimes. Il a donné l’exemple d’une personne condamnée pour vol et libérée dernièrement, qui a commis un autre vol sur son chemin avant d’arriver chez lui. Une autre personne qui a bénéficié de la grâce présidentielle l’année passée a commis par après un meurtre, un crime plus grave.

« Ils n’ont pas été libérés pour retourner commettre des infractions. L’un des objectifs de la prison est la correction pour les mauvais actes posés. Certains détenus s’amendent quand d’autres y apprennent d’autres comportements marginaux de la part des criminels de renom », a déploré M. Havyarimana.

Il a rappelé que les récidivistes sont gravement punis. A la question de savoir si ce ne serait pas les mauvaises conditions de vie qui poussent les anciens prisonniers à commettre de nouveaux crimes, M. Havyarimana affirme que la force physique et les autres capacités personnelles, accompagnées de la liberté, constituent un grand capital pour se développer, développer la famille et le pays. Ils doivent chercher de l’emploi et exercer différents jobs. Il invite ces gens qui recouvrent la liberté à adhérer aux associations pour bénéficier des appuis comme les autres citoyens.

Les responsables administratifs devraient, quant à eux, renforcer l’encadrement de ces personnes, faciliter leur réintégration socio-économique, ne pas les discriminer et leur accorder des faveurs dont bénéficient les autres habitants, selon la même source.

Certaines associations, notamment Ntabariza, FVS et Berintahe, contribuent dans la sensibilisation des détenus et font un suivi après leur libération en vue du succès de la réintégration.

M. Havyarimana appelle en outre ces personnes libérées par des mesures de clémence du président de la République de jouir pleinement de leurs droits civiques et politiques, notamment la participation aux différentes élections pour ceux qui ont eu la chance de se faire inscrire. Pour lui, ces mesures de libération des détenus améliorent les conditions carcérales avec le désengorgement des prisons, bien que six mois après, on constate que les effectifs des détenus regonflent. Le gouvernement gagne aussi parce que les moyens consacrés à leur alimentation, habillement, propreté, sécurité et soins de santé diminuent.

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