BUJUMBURA, 25 avr (ABP) – L’Association des banques et établissements financiers du Burundi (ABEF) a organisé mercredi le 24 avril 2019, à l’hôtel Le Panoramique, une conférence-débat sur le thème ” Promouvoir la contribution des banques au développement économique du Burundi “.

Le conférencier du jour, l’économiste Dr Janvier Désiré Nkurunziza (photo), a rappelé que les banques jouent un rôle important dans le processus du développement du pays, dont la collecte de l’épargne et la protection des fonds des clients, le financement de l’investissement, la création des emplois et le paiement des taxes.

Au Burundi, il y a un défi de taille pour le secteur de l’agriculture qui n’est pas suffisamment financé alors que c’est un secteur de prédilection de l’économie burundaise, a indiqué l’économiste Nkurunziza, signalant que ce secteur représente 40% des produits intérieurs bruts (PIB) et que plus de 80% de la population burundaise vit de l’agriculture.

L’économiste Nkurunziza a profité de cette occasion pour inviter les banques œuvrant au Burundi à chercher tous les instruments possibles pour pouvoir financer l’économie burundaise qui est dominée par l’agriculture même si, a-t-il dit, il n’est pas facile de financer ce secteur suite à certaines contraintes comme les aléas climatiques. Le financement dans ce domaine permettra la collecte de l’épargne qui est disponible dans les ménages et dans les entreprises, a-t-il poursuivi, soulignant que c’est une approche au financement qui est adapté à l’économie du Burundi qui est enclavé et qui permet d’augmenter le taux d’inclusion financière qui est encore faible.

Selon M. Nkurunziza, les banques doivent de plus améliorer la manière d’accueil de leurs clients et réfléchir sur tout ce qui peut promouvoir le financement de l’économie du Burundi. Il a fait remarquer que les taux d’intérêts que les banques appliquent aux crédits sont jugés élevés, ce qui fait qu’il y a risque de non-paiement. Il appelle ainsi les banquiers à voir comment réduire ce taux, tout en expliquant que le taux d’intérêts moins élevé encouragera beaucoup de gens et d’entreprises à contracter des crédits auprès des banques.

Le président de l’ABEF, M. Audace Bukuru, qui a fait savoir qu’il y a certaines banques qui ont commencé à financer l’agriculture notamment pour la culture du riz, de la pomme de terre, du palmier à huile et d’autres, appelle les autres banques qui restent à voir comment elles leur emboiter le pas même si, estime-t-il, cela n’est pas facile dans la mesure où ça demande beaucoup de moyens financiers.

Concernant le taux d’intérêts appliqué aux crédits jugés élevés, M. Bukuru a déclaré qu’il y a des initiatives de la part de la banque centrale pour pouvoir s’attaquer à cette question et qu’au mois de juin, la Banque de la République du Burundi (BRB) fixera le taux d’intérêt à ne pas dépasser.

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