L’ABUBEF invite les femmes burundaises de 25 à 50 ans à se faire dépister du cancer du col de l’utérus

BUJUMBURA, 31 mars (ABP) – L’Association burundaise pour le bien-être familial (ABUBEF) a organisé mardi le 31 mars 2020, à son siège sis à Jabe en zone Bwiza en commune urbaine de Mukaza, une conférence de presse en vue de faire le plaidoyer pour l’accès aux services de prévention et de prise en charge du cancer du col de l’utérus au Burundi, dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme.

La directrice exécutive de l’ABUBEF, Mme Donavine Nduwimana (photo), a d’abord rappelé que dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits des femmes au cours  du mois de mars, l’ABUBEF initie, chaque année, des actions de mobilisation sociale et de plaidoyer pour un accès aux informations et aux services essentiels de santé de reproduction de qualité pour toutes les femmes.

Cette association, a-t-elle ajouté, estime que l’accès aux services de prévention et  de prise en charge du cancer du col de l’utérus est aussi un droit pour le bien-être de chaque femme.

Selon toujours la directrice de l’ABUBEF, le cancer du col de l’utérus est l’un des cancers gynécologiques assez fréquents mais évitables par la vaccination et le dépistage. Elle a signalé que dans 70% des cas, le cancer du col de l’utérus, qui est très fréquent chez la femme, est lié à une infection virale sexuellement transmissible. Il infecte le col de l’utérus de manière permanente et durable, a souligné Mme Nduwimana.

Au fil des ans, l’infection provoque des modifications de la muqueuse, a-t-elle précisé, signifiant que ces dernières, qui sont susceptibles d’évoluer vers un cancer, sont appelées lésions précancéreuses et prennent plusieurs années, même 10 ans, d’où, souligne-t-elle, l’importance de réaliser un dépistage précoce.

Mme Nduwimana a indiqué que le cancer du col de l’utérus est une réalité au Burundi et contribue à la mortalité évitable. Elle a donné l’exemple qu’en 2019, sur 537 femmes (25-50 ans) dépistées au niveau des centres de l’ABUBEF, 25 avaient des lésions précancéreuses. Si ce cancer peut être évité par le dépistage, le cancer avéré est plus difficile à traiter, et dans la plupart des cas, finit par tuer la femme, a-t-elle expliqué.

Elle a fait savoir qu’une campagne de trois jours a été organisée, du 18 au 20 mars 2020, à la clinique de Jabe, pour attirer l’attention du gouvernement et de ses partenaires sur la nécessité de renforcer les politiques et mettre des programmes de santé de la reproduction inclusive intégrant la prévention et la prise en charge des cancers gynécologiques, en particulier le cancer du col de l’utérus, qui est le cancer le plus évitable par un dépistage précoce des lésions précancéreuses.

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