La relance du transport aérien au menu du Conseil des ministres

BUJUMBURA, 28 mai (ABP) – Le conseil des ministres s’est réuni mercredi  le 26 mai 2020 sous la présidence du chef de l’Etat Pierre Nkurunziza (photo), à Gitega,  la capitale politique du Burundi  avec sept points à l’ordre du jour dont le dossier relatif à l’Audit approfondi d’Air Burundi étendu à la SOBUGEA, selon le communiqué du secrétariat général du gouvernement.

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Pierre Nkurunziza

Ce dernier indique que dans le cadre  de la relance du transport aérien, le gouvernement burundais s’est engagé à mobiliser les fonds nécessaires et prendre d’autres mesures d’accompagnement visant le redressement d’Air Burundi.  Pour procéder à une restructuration/redressement d’Air Burundi, il est proposé notamment la fusion préalable d’Air Burundi et de la SOBUGEA compte tenu de la similarité des activités de ces deux sociétés, ainsi que la mobilisation des fonds nécessaires pour garantir la relance de l’activité de transport aérien. Comme partenaire stratégique, il faudra chercher une compagnie aérienne solide et expérimentée pour participer au capital de la compagnie et à sa gestion. Si le partenariat stratégique est retenu, le gouvernement détiendrait au minimum 51% des actions et le partenaire ne devrait pas dépasser 49% des actions. Après échange et débat, le Conseil a adopté l’idée de la fusion de ces deux entités et a mis en place une équipe qui va proposer des actions concrètes en rapport avec la mise en œuvre de cette  fusion. Cette proposition sera présentée au Conseil des ministres dans un délai d’un mois.

Le Conseil a aussi analysé le projet de décret portant cession d’un terrain à usage industriel à M. Gérard Gateferi, présenté par le ministre en charge de l’Aménagement du territoire. Le communiqué précise que Gérard Gateferi a introduit sa demande de cession d’un terrain de 12 hectares situé à Kiyange, zone Buterere en échange de son terrain  de la même superficie situe à Maramvya en zone Buterere. En 2016 en effet, son terrain de Maramvya a été attribué par le ministère  en charge de l’Urbanisme à Adrien Ntigacika pour l’implantation de l’usine FOMI sans qu’aucune indemnisation ne soit donnée à Gérard Gateferi. A l’heure actuelle, la procédure d’indemnisation avec la formule d’échange de terrain a été amorcée et les structures compétentes ont donné un avis favorable pour cette indemnisation. Après échange et débat, le Conseil a approuvé le principe de l’indemnisation mais a demandé de s’assurer préalablement de l’authenticité des documents détenus par l’intéressé. Par ailleurs, il faudra que l’intéressé présente le projet qu’il veut  réaliser sur ce terrain pour que le gouvernement vérifie qu’il est en conformité avec la vision du gouvernement en ce qui concerne l’aménagement de la ville de Bujumbura.

Vue partielle des membres du gouvernement en conseil des ministres

Le Conseil a ensuite analysé le projet de décret portant octroi d’un permis de recherche des terres rares et des minerais associés dans le périmètre Minago-Murago d’une superficie de 149 km2 en faveur de la société Ferox Minerals Conformity (FEMICO)  SPRL, présenté par le ministre en charge des Mines.  A l’issue de l’analyse du projet, le Conseil l’a adopté moyennant quelques corrections. Une Note sur les stratégies de réformes institutionnelle et organisationnelle de la REGIDESO a été aussi analysée. Le communiqué signale que malgré les efforts du gouvernement depuis sa création en 1990, les performances de la REGIDESO n’ont jamais été pleinement satisfaisantes. En effet, les pertes de distribution de l’eau potable et de l’électricité restent élevées et le taux de recouvrement annuel moyen n’est que de 66%. D’autres défis se font observer. Face aux disfonctionnements qui s’observent, une réforme institutionnelle et organisationnelle de la REGIDESO recommandée à travers les différentes mesures proposées pour son redressement et l’amélioration de ses performances constitue une urgence. Au niveau de cette restructuration institutionnelle et organisationnelle de la REGIDESO, la Note indique qu’il est envisagé la séparation des services publics de l’eau potable et de l’électricité pour permettre des performances de chaque institution sectorielle. C’est dans ce cadre qu’un groupe de consultants est à l’œuvre pour mener une analyse approfondie conduisant vers la séparation de ces services. Comme accompagnement de ce processus de réformes institutionnelle et organisationnelle de la REGIDESO, il est proposé la mise en place d’un comité de pilotage au plus haut niveau pour  permettre des résultats conformes aux orientations stratégiques du gouvernement. Après échange et débat, la proposition de la note a été adoptée.

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