La CENI apprécie le déroulement de la campagne électorale

BUJUMBURA, 18 mai (ABP) – Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), M. Pierre-Claver Kazihise (photo : au milieu), a tenu lundi le 18 mai 2020 à Bujumbura, un point de presse sur l’appréciation du déroulement de la campagne électorale et a donné quelques éléments nécessaires au jour des scrutins du 20 mai, à savoir la présidentielle, les législatives et les communales.

M. Kazihise a affirmé que la CENI a suivi la campagne électorale, du début à la fin, et qu’elle s’est passée dans de bonnes conditions. Cependant, il a reconnu qu’au début, il y a eu des actes de violences, mais qu’avec le temps, tous les acteurs impliqués au bon déroulement des élections ont contribué à l’amélioration de la communication et de la diminution des actes de violences, tout en félicitant les candidats qui étaient en campagne pour avoir compris le message du peuple burundais qui veut des élections paisibles. Il a signifié que la campagne est terminée, que c’est le moment de l’évaluation et de l’auto évaluation pour voir si chaque partenaire a atteint son objectif et voir si les messages donnés à la population étaient clairs.

Le président de la CENI a aussi saisi l’occasion pour demander à la population d’apprécier les programmes qui leur sont présentés pour donner la voix à celui qui semble être réaliste. Il a encouragé les institutions qui ont beaucoup intervenu pour que la situation soit paisible. Il s’agit de l’administration qui a tenu des réunions avec les différents partenaires électoraux, les chargés de la sécurité et de la justice et autres. Il a également félicité les agents de la société civile et ceux des confessions religieuses pour avoir prodigué des conseils ayant contribué à l’apaisement.

Les journalistes et les observateurs internationaux

Dans cette courte période de réflexion précédent les élections du 20 mai, il a rappelé aux candidats et à la population d’aller voter, le jour des élections, car certaines indications concernant l’usage des procurations ont été données. Selon M. Kazihise, ceux qui peuvent exercer leur droit de vote par procuration sont les malades hospitalisés et les femmes en couche, les cas d’empêchement professionnels et les cas des personnes vivant avec un handicap. Dans les trois cas, le mandat doit donner sa carte d’identité accompagnée de la carte d’électeur et une procuration signée qui atteste que ce mandat a été donné ainsi que la preuve que la personne est malade ou en couche. Au niveau des maladies et au niveau du handicap, des témoins doivent être acceptés car au Burundi, les gens se connaissent bien dans leur entourage.

Concernant le changement du lieu de vote, M. Kazihise a précisé qu’il y a un arrêté qui détermine les cas où ce changement est autorisé. Il s’agit des membres de la CENI, CEPI (Commission électorale provinciale indépendante), CECI (Commission électorale communale indépendante), leurs chauffeurs et agents de sécurité personnelle ainsi que les membres des bureaux de vote, les agents de l’ordre et de a sécurité déployés pour la sécurisation des bureaux de vote et à leurs abords. Les agents assurant la sécurité des hautes personnalités et leurs chauffeurs, les burundais enrôlés à l’étranger et qui sont rentrés au pays, les observateurs nationaux dûment accrédités par la CENI, les journalistes qui font la couverture médiatique des élections, les mandataires des candidats, les chauffeurs des personnes accréditées par la CENI ou la CEPI ainsi que les policiers et les militaires inscrits aux rôles, mais se trouvant dans les centres d’instruction.

M. Kazihise a aussi souligné que les personnes qui n’ont pas tous les éléments exigés et qui doivent avoir la dérogation de pouvoir voter sont les personnes dont leurs noms figurent sur la liste électorale et qui ont des cartes d’électeurs mais sans cartes d’identité. Un électeur, poursuit le président de la CENI, qui a sa carte d’identité, inscrite sur la liste électorale et qui n’a pas de carte d’électeur sera autorisée à voter. La personne qui n’a ni carte d’électeur, ni la carte d’identité ne sera pas autorisée à voter, a-t-il souligné, avant de souligner que toute personne qui termine de voter, devra rentrer chez elle, pour y poursuivre les activités quotidiennes. Il est interdit qu’il y ait des attroupements autour des bureaux de vote et centres de vote qui menaceraient le déroulement normal des élections. Les téléphones dans les bureaux de vote devront être éteints pour pouvoir assurer la sérénité dans le travail au sein des bureaux de vote. Il a enfin signalé que les électeurs sont priés de laisser leurs téléphones dehors, avant d’entrer au bureau de vote. 

Il est à signaler que la CENI a donné des accréditations aux 53 observateurs internationaux provenant de 9 organisations internationales qui ont demandé la permission de suivre le processus électoral.

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